Il convient de banaliser la notion de rapprochement d’entreprise. Les préjugés existent, à savoir que ce type
d’opération concernerait principalement des PME entre elles.
La réalité est toute différente, et il existe un véritable marché du rapprochement entre les TPE et
PME.
Quel est le
constat ? :
D’une part, une majorité de TPE ( effectif < 10 ) se trouve en phase de
« survie » du fait :
- de la faiblesse des fonds propres et d’une capacité d’autofinancement
insuffisante.
- d’un dirigeant « au four et au moulin » ( tour à tour gestionnaire, technicien, commercial, …
), manquant de recul, dont le ratio rémunération / activité est bien souvent minimaliste.
Beaucoup d’entre elles disparaissent, alors qu’elles disposent d’un savoir faire et / ou de potentialités
économiques probantes. De fait, les dirigeants de TPE doivent avoir une approche objective de leur capacité de développement, cette dernière étant couplée à la pérennité de leur
entreprise ( le statut de dirigeant, valorisant s’il en est, ne doit pas prendre le pas sur une réalité économique ).
D’autre part, des PME en phase d’expansion, lesquelles recherchent des « briques » ( la taille ne constitue
pas le principal élément décisionnel ) pouvant soit :
- compléter ou consolider leur offre de service.
- leur permettre d’acquérir une clientèle ou un segment de marché à moindre coût.
- apporter une réelle valeur ajoutée.
Au cours de nos missions, notamment dans le secteur Informatique & NTIC, de nombreux rapprochements TPE / PME ont
été réalisés, les modalités de ces opérations étant dans la plupart des cas « ouvertes » quand aux aspects juridiques & financiers. Ceci permet au dirigeant d’une TPE, et ce
dans la majorité des cas, de rebondir au sein d’une structure plus performante.
En conclusion, les dirigeants de TPE confrontés à différents obstacles de développement ne doivent pas négliger les
possibilités d’un rapprochement avec des PME, pour autant que leur « fonds de commerce » représente une valeur ajoutée significative.